Gandalf dit, "Ce n'est pas à nous de décider ce qui nous arrive. Ce qui est à nous, c'est de décider quoi faire avec le temps qui nous est donné."
Mais est-ce que nous utilisons bien notre temps dans ces travaux ?
En ce moment, on met beaucoup de temps dans un projet qu'on sait très bien être provisoire. Il s'agit d'un meuble mural de rangement dans la cuisine. Le meuble est grand mais mal conçu, descendant si bas qu'il serait impossible de poser un plan de travail en dessous. Donc en dessous, il n'y aura jamais rien. Dans une petite cuisine, ce type de meuble ne pourrait jamais espérer vivre longtemps.
Mais notre cuisine est dans un état totalement fonctionnel tout en étant totalement provisoire. Quasiment rien ne va rester ; même un mur (le mur où se trouve le fameux meuble inefficient) va tomber (mais pendant Phase III de la cuisine).
Tout en sachant ce programme, un de nous deux passe 100 % de son temps sur l'embellissement de ce meuble. Enfin, l'un de nous deux qui le fait, précisément, c'est moi.
J'y passe 100 % de mon temps "travaux" à peindre ce meuble, mais en réalité cela ne représente qu'une heure maximum par semaine. Avec trois enfants, il y a bien un parent qui va passer la plupart du temps à s'occuper des petits et à faire la lessive, la vaisselle, les repas du soir, les pancakes le dimanche matin. Pendant la sieste du petit ou la 100e séance de Rio, je prends des pinceaux et je peints ce meuble. Et je ne le peints pas vite fait tout en uni, non ; je le peints en trois couleurs, avec attention aux détails, avec un tout petit pinceau et du scotch pour faire des petites lignes droites entre les couleurs en suivant la forme des portes. Et je rajoute une couche, et je peints derrière les portes et même un peu à l'intérieur.
Pourquoi je fais cet effort, sachant que peut-être dans quelques mois, si ce n'est pas dans quelques semaines, ce meuble va tomber, finira dans la poubelle ou s'il a de la chance dans la cave ?
Ce meuble est quelque chose de taille accessible, qui nous donnera un premier projet entièrement terminé, une chose d'entièrement rénovée parmi tout ce qu'il y a à rénover. Cela nous donnerait la satisfaction d'une réussite.
J'avoue que je suis aussi très motivée par le fait que cette embellissement cachera les traces sales des mains de l'ancien propriétaire.
Et étant la personne qui passe beaucoup de temps dans la cuisine, dans des rôles de vie quotidienne et non pas de chantier, cela me fait plaisir de regarder quelque chose de beau, de notre goût et de notre création chaque fois que je fais la vaisselle, que je fais la cuisine, ou que je range les provisions dans ce joli meuble entièrement à nous.
samedi 18 février 2012
lundi 13 février 2012
Pourquoi changer ?
S'il y a déjà l'électricité simple et fonctionnelle dans cette maison, pourquoi changer ? C'est vrai, il y a une lampe en plafonnier dans toute les pièces (certains interrupteurs sont certes à manipuler avec dextérité), une prise électrique dans presque toute les pièces (aucune ne fonctionne à l'étage...), et on arrive à brancher le réfrigérateur, les plaques de cuisson et le mini-four en même temps dans la cuisine !

Les protections sont astucieusement disposées à divers endroits insolites de la maison. Même la ligne téléphonique passait par un beau fusible double.
La distribution est faite de façon raisonnée et pratique depuis le sous-sol, et via quelques méandres parfois savoureux.
Les câbles gainés de tissu sont toujours aussi fiables qu'à leur installation tant qu'on prend soin de ne pas trop les chatouiller.
Et pour rajouter un peu de technique, nous sommes en triphasé avec régime terre-neutre. Ce qui veut dire que l'équilibrage des phases est fait au petit bonheur la chance depuis chaque boitier de connexion et que la terre est branché au neutre quelque part à un endroit qui veut rester encore secret...
Bref, il faut changer tous les câbles, tous les interrupteurs et toutes les prises. Et doter enfin cette maison de vraies protections électriques et d'un tableau à peu près aux normes. Ce dernier est déjà en place, il n'y a plus qu'à tirer des centaines de mètres de câbles de toutes les couleurs vers tous les recoins de la maison, et éliminer au fur et à mesure ce qui ne devrait plus exister au XXIe siècle.
Le réseau câblé pour la voix-données-image (vdi) suivra de peu.
Les protections sont astucieusement disposées à divers endroits insolites de la maison. Même la ligne téléphonique passait par un beau fusible double.
La distribution est faite de façon raisonnée et pratique depuis le sous-sol, et via quelques méandres parfois savoureux.
Les câbles gainés de tissu sont toujours aussi fiables qu'à leur installation tant qu'on prend soin de ne pas trop les chatouiller.
Et pour rajouter un peu de technique, nous sommes en triphasé avec régime terre-neutre. Ce qui veut dire que l'équilibrage des phases est fait au petit bonheur la chance depuis chaque boitier de connexion et que la terre est branché au neutre quelque part à un endroit qui veut rester encore secret...
Bref, il faut changer tous les câbles, tous les interrupteurs et toutes les prises. Et doter enfin cette maison de vraies protections électriques et d'un tableau à peu près aux normes. Ce dernier est déjà en place, il n'y a plus qu'à tirer des centaines de mètres de câbles de toutes les couleurs vers tous les recoins de la maison, et éliminer au fur et à mesure ce qui ne devrait plus exister au XXIe siècle.
Le réseau câblé pour la voix-données-image (vdi) suivra de peu.
samedi 11 février 2012
Un froid (presque) sibérien, enfin des toilettes en haut
Nous avons donc pu tester les limites thermiques de cette maison avant les gros travaux d'isolation prévus. Et presque étrangement aucune canalisation n'a gelé au sous-sol !
La seule toilette fonctionnelle (et encore, ce n'est pas terrible) et au rez-de-chaussée, derrière la porte qui donne au sous-sol. Donc, pas de chauffage. Et c'est très froid. On n'a pas envie d'aller aux toilettes, mais malheureusement c'est quelque chose d'inévitable parfois.
Focus donc ce weekend sur la toilette à l'étage, qui a aussi l'avantage d'être plus spacieuse. Celle d'en bas laisse à peine la place pour les genoux quand la porte est fermée. (En fait non, c'est une exagération. Ca tape bien fort les genoux quand elle est fermée la porte !)
Pour cela, tout un travail sur les tuyaux. Le tuyau en fonte pour les eaux usées doit être enlevé et remplacé par le PVC. Bien enfoncé dans le beton, il faut des heures d'attaque avec le marteau-piqueur et autant de bruit qu'il faut sortir les enfants pour ne pas leur faire trop peur. Une fois enlevé, il faut finir les murs derrière les tuyaux, car une fois le PVC placé, le mur n'est plus accessible. PVC placé enfin, il faut aussi remplir l'énorme trou laissé par l'ancien bidet qui repose maintenant dans le jardin pour l'instant. Pas très beau mais, bon, il est bien caché au moins.
Tout est prêt maintenant pour l'installation du nouveau WC, fruit d'une longue recherche sur internet pour trouver le WC idéal, car on apprend que la qualité et surtout le fonctionnement des WC varient énormément d'un modèle à l'autre. Autant bien remplacer si nous allons remplacer.... On veut bien éviter par exemple le modèle que les utilisateurs décrivent comme une cuve qui fait bien descendre les eaux tant qu'on pense quand même avant de faire attention à broyer tout ce qui n'est pas encore liquide.
Demain donc, installation de ce fameux WC (Leroy Merlin, modèle Ekodo par Jacob Delafond, prix 159€).
Tuyaux d'eaux usées achetés chez Bricorama, 100€ pour l'ensemble.
L'évacuation est terminée le dimanche, avec une aération du tuyau de descente donnant sur l'extérieur, et non pas à l'intérieur comme ça l'était à l'origine (super...), et préparation des coffrages qui cacheront les tuyaux peu esthétiques. L'arrivée d'eau de la chasse d'eau est mise en attente parce qu'un raccord a été mal choisi par le chef de chantier, le problème sera surement réglé avant le weekend prochain.
Et pour fêter Saint Valentin et améliorer un peu le décor dans le séjour provisoirement en attendant sa rénovation, les filles ont fait une beauté de la pièce en rouges et roses. Merci à Pinterest.com pour quelques inspirations. Guirlands, peinture acrylique, pinceaux et nappes en papier (comme support) achetés chez Babou, 15€ pour le tout.
Weekend suivant, pose des nouvelles toilettes. On en "profite" pour récupérer le plancher massif sur la moitié du sol (le reste est en carrelage) et on remplace par des solides planches de récupération en attendant la pose finale d'un sol vinyle toujours pas acheté. On travaille un peu aussi le cadre de la porte qui laissait un jour un peu trop grand, et on recale la gâche trop haute.
Il reste donc à poser le vinyle, remettre les plinthes, finir les murs (enduit, sous-couche et peinture), finir les coffrages des tuyaux, peindre la porte et remplacer l'éclairage (lampe-interrupteur-câbles) et cette pièce serait finie ! Presque rien ?
mercredi 4 janvier 2012
Du volume pour les chambres
Même si le plafond des chambres à l'étage est haut (2m85), il reste encore de la place dans les combles.
Et il y a également le "passage secret", un couloir étroit longeant les deux chambres, directement sous la charpente et les tuiles. Royaume des araignées et des courants d'air, il n'y a pas grand monde qui s'aventure dans ce petit espace encore perdu.
Isolation de la toiture ? Encore aucune, juste les murs et plafonds de plâtre.
Pour savoir ce qu'il y a au-dessus des plafonds, une seule solution, faire un trou, amener une échelle et surprise ! Un bel espace de comble exploitable, avec juste une grosse poutre verticale au centre, à la séparation des deux chambres. Donc de la bonne charpente traditionnelle qui permet bien des choses.
Nous avions très tôt décidé d'isoler la toiture par l'extérieur. La raison principale était de ne pas perdre de volume dans la salle de bain qui est entièrement en sous-pente, idem pour les toilettes de l'étage. Et aussi de faire le travail d'isolation tout en vivant dans les pièces en-dessous. Notons qu'il faut quand même étudier le réalisme de louer un échafaudage conséquent pour travailler en sécurité.
Inutile de dire que les filles sont super excitées à l'idée de ce projet. Mais l'isolation du toit est un gros morceau qui va devoir attendre de beaux et longs jours.
mardi 3 janvier 2012
Le tour du propriétaire.
Après pas mal d'heures à manier le coupe-branche, la cisaille à haie et même la scie, on comprend mieux les dimensions du jardin. Et en plus on peut voir du fond du jardin jusqu'à la maison, et inversement. Pour certains, on découvre même l'existence d'une petite cabane tout au fond.

Ancien poulailler, trop petit pour un poney, mais trop grand et surtout trop mignon pour le faire disparaitre, on lui trouvera bien un jour une utilité.
Il reste encore du travail pour enlever tout ce qui pousse sur le toit en belles tuiles, et nettoyer des débris divers.
Depuis la moitié du jardin, ça donne ça. A gauche, un fruitier (prunier ?) complètement rongé de l'intérieur et recouvert de lichen. En face quatre beaux tilleuls élagués un minimum pour laisser passer un peu de lumière vers la maison. A droite un petit houx bien abîmé. Encore plus à droite, hors champ, un tout petit fruitier (pommier je pense) qui été recouvert de grimpante, en bien mauvaise forme mais très mignon d'aspect. Il aura besoin de soin.
Derrière, un grand pommier en assez bonne forme, et un beau noyer, juste à côté de la cabane.
Pour le supposé prunier, décision est faite de le couper (à la scie, exercice un peu sportif, le tronc est gardé pour plus tard), et de le remplacer par deux cerisiers, deux variétés complémentaires pour la pollinisation et pour étaler les récoltes. Il était temps de le faire, mais ça a été un vrai plaisir de les planter. Et remarquez les tuteurs en... bambous!
Et dernière action sur le jardin, couper un groupe de vilains thuyas près du coin de la maison. Il y a déjà plus de vingt thuyas le long de la clôture, c'est bien assez. Les filles ont bien travaillé à faire un gros tas de branche.
Ancien poulailler, trop petit pour un poney, mais trop grand et surtout trop mignon pour le faire disparaitre, on lui trouvera bien un jour une utilité.
Il reste encore du travail pour enlever tout ce qui pousse sur le toit en belles tuiles, et nettoyer des débris divers.
Depuis la moitié du jardin, ça donne ça. A gauche, un fruitier (prunier ?) complètement rongé de l'intérieur et recouvert de lichen. En face quatre beaux tilleuls élagués un minimum pour laisser passer un peu de lumière vers la maison. A droite un petit houx bien abîmé. Encore plus à droite, hors champ, un tout petit fruitier (pommier je pense) qui été recouvert de grimpante, en bien mauvaise forme mais très mignon d'aspect. Il aura besoin de soin.
Derrière, un grand pommier en assez bonne forme, et un beau noyer, juste à côté de la cabane.
Pour le supposé prunier, décision est faite de le couper (à la scie, exercice un peu sportif, le tronc est gardé pour plus tard), et de le remplacer par deux cerisiers, deux variétés complémentaires pour la pollinisation et pour étaler les récoltes. Il était temps de le faire, mais ça a été un vrai plaisir de les planter. Et remarquez les tuteurs en... bambous!
Et dernière action sur le jardin, couper un groupe de vilains thuyas près du coin de la maison. Il y a déjà plus de vingt thuyas le long de la clôture, c'est bien assez. Les filles ont bien travaillé à faire un gros tas de branche.
mardi 8 novembre 2011
Ca commence !
Nous voilà les propriétaires de la Cute House. A peine signé, nous arrivons à la maison avec nos clés et nos vêtements de travail -- je précise qu'il s'agit de vêtements chauds en plusieurs couches, car ce 18 octobre 2011 est le plus froid des jours depuis le printemps. Impossible d'allumer l'électricité (ou l'eau) sans avoir d'abord les papiers du notaire dans les mains, c'était sur que nous allions devoir beaucoup travailler pour nous chauffer dans cette maison éteinte depuis le début de l'année.
Nous trouvons que la maison est déjà habitée depuis longtemps, surtout par des huit-pattes, mais aussi par une gentille six-pattes aux ailes. Ce papillon nous a souhaité le bienvenu et semblait apprécier enfin la compagnie (et la chaleur).
Ce premier jour commence avec l'éviction des autres espèces (sauf notre ami le papillon). Les toiles d’araignée doivent dater, pour certaines, plusieurs années. Le balais et la chaise sont nos meilleurs outils pour cette tache.
Les brocanteurs ont bien vidé la maison mais ils ont laissé quelques pièces pour notre plaisir, y compris la télévision. On aurait préférer qu'ils laissent le piano....
Un autre projet important pour ce premier jour est l'attaque des bambous. Le jardin est un véritable jungle, mais il cède aux coups d'ébrancheur.
Lors de la deuxième visite en tant que propriétaires, nous arrivons déjà à faire entrer la voiture, tout prêt du petit tas de bambou qui commence à s'empiler. Ca renforce la notion que la Cute House est vraiment à nous, de voir notre voiture garée devant.
Après de bonnes séances de débroussaillage, nous arrivons enfin à délimiter la forme de l'arrière de la maison, qui était, jusqu'à maintenant, laissée à l'imagination. Elle n'est pas mal, finalement. Prochain étape ici : réussir à ouvrir les volets, voir même la fenêtre, ainsi que la porte, le tout étant bloqué par la rouille et surtout la végétation.
Très vite nous engageons les petits à participer dans les travaux. Ici, projet important : arracher tous les milliers de punaises enfoncées un peu partout, beau cadeau laissé par l'ancien propriétaire.
Nous voilà les propriétaires de la Cute House. A peine signé, nous arrivons à la maison avec nos clés et nos vêtements de travail -- je précise qu'il s'agit de vêtements chauds en plusieurs couches, car ce 18 octobre 2011 est le plus froid des jours depuis le printemps. Impossible d'allumer l'électricité (ou l'eau) sans avoir d'abord les papiers du notaire dans les mains, c'était sur que nous allions devoir beaucoup travailler pour nous chauffer dans cette maison éteinte depuis le début de l'année.
Nous trouvons que la maison est déjà habitée depuis longtemps, surtout par des huit-pattes, mais aussi par une gentille six-pattes aux ailes. Ce papillon nous a souhaité le bienvenu et semblait apprécier enfin la compagnie (et la chaleur).
Ce premier jour commence avec l'éviction des autres espèces (sauf notre ami le papillon). Les toiles d’araignée doivent dater, pour certaines, plusieurs années. Le balais et la chaise sont nos meilleurs outils pour cette tache.
Les brocanteurs ont bien vidé la maison mais ils ont laissé quelques pièces pour notre plaisir, y compris la télévision. On aurait préférer qu'ils laissent le piano....
Un autre projet important pour ce premier jour est l'attaque des bambous. Le jardin est un véritable jungle, mais il cède aux coups d'ébrancheur.
Lors de la deuxième visite en tant que propriétaires, nous arrivons déjà à faire entrer la voiture, tout prêt du petit tas de bambou qui commence à s'empiler. Ca renforce la notion que la Cute House est vraiment à nous, de voir notre voiture garée devant.
Après de bonnes séances de débroussaillage, nous arrivons enfin à délimiter la forme de l'arrière de la maison, qui était, jusqu'à maintenant, laissée à l'imagination. Elle n'est pas mal, finalement. Prochain étape ici : réussir à ouvrir les volets, voir même la fenêtre, ainsi que la porte, le tout étant bloqué par la rouille et surtout la végétation.
Très vite nous engageons les petits à participer dans les travaux. Ici, projet important : arracher tous les milliers de punaises enfoncées un peu partout, beau cadeau laissé par l'ancien propriétaire.
lundi 7 novembre 2011
L'idée d'acheter une maison n'est rien de nouveau chez nous. Mais comme nous sommes en logement de fonction dans Paris, c'était une réalité difficile à réaliser. Or, puisque nos activités sportives du week-end nous amènent toujours loin de Paris (et nos vies parisiennes nous ramènent toujours dans les bouchons à Paris à la fin de la journée chaque samedi) nous avons enfin fait la décision d'acheter une maison près de Meaux.
D'abord nous avons regardé dans la ville de Meaux, ce qui serait plus pratique et qui nous aurait donné droit au maximum du Prêt à Taux Zéro.
Mais nous avons vu une annonce pour cette maison, que nous avons appelée "La Cute House" parce qu'elle était tellement mignonne dans la photo de l'annonce. Elle s'est situe à 12 km de Meaux, avec un grand jardin. Après une visite, nous étions charmés, mais après nous avons visité une autre maison dans Meaux et nous avons fait une offre pour la maison à Meaux. Or, la propriétaire peu scrupuleux a profité de notre offre pour pouvoir proposer sa maison aux amis de la famille au prix du marché, et elle l'a vendue à eux et non pas nous. Après beaucoup d'excuses de la part de l'agence à Meaux, nous avons accepté que peut-être une autre maison nous attendait.
Pendant un moment nous avons pensé de faire construire notre maison. Mais après avoir regardé les peu de terrains disponibles à la vente (souvent en "deuxième position") et visité les "villages" de constructeurs et surtout après s'être renseignés sur le déroulement (souvent mauvais) de la construction, nous avons pensé éventuellement à l'autoconstruction avec un kit. Cette solution semblait toutefois assez difficile et long à réaliser, et le problème de trouver un bon terrain y était toujours, et surtout les banques ne semblaient pas très favorable à donner des prêts aux autoconstructeurs.
Alors nous sommes retourné voir la Cute House, environ un mois après la première visite. L'agente nous informe qu'elle n'a eu quasiment pas de visites sur cette maison, très peu de personnes s'y intéressent parce qu'il y a autant de travaux. Après cette deuxième visite, nous décidons que, pour nous aussi, c'est trop de travaux. On continue notre recherche.
Après plusieurs visites d'autres maisons, nous sommes toujours deçus : les maisons manquent souvent de charme, et de toute façon elles auraient besoin toutes de travaux, rien que pour les personnaliser à notre goût à nous. Et de toute façon, nous nous rendons compte qu'en fait, nous avons envie de faire des travaux, cela nous donnerait plus l'impression de "faire" notre propre maison.
On retourne voir la Cute House, on prend des mesures, on se renseigne à la Mairie. On découvre que c'est possible de l'agrandir -- et oui, en autoconstruction. Finalement ça semble la meilleure solution : acheter une maison ancienne, faire des travaux, et puis "construire" ensuite nous-même pour l'agrandir. Nous ne pourrions accéder au Prêt à Taux Zéro Plus (PTZ+) que pour 5% du prêt, et cela ferait des mensualités plus important parce qu'il faut rembourser ce 5% en seulement 8 ans. Mais nous nous rendons compte que nous profitons indirectement quand même du PTZ+ : les maisons peu bénéficiantes du PTZ+ sont donc dévalorisées par rapport aux autres maisons ayant de meilleurs pourcentages du PTZ+ ; le prix de la Cute House est par conséquent inférieur à ce qu'il aurait été sans l'existence du PTZ+. Nous faison une offre. Quelques jours plus tard, l'offre est accepté, et nous signons le compromis de vente.
La Cute House : Avantages, Désavantages, Détails
Elle mesure 78 m² au loi Carrez, bien plus au sol. Elle a deux étages plus un sous-sol complet. Quatre pièces principales : deux chambres en haut, une chambre et un salon en bas. Une toilette à chaque étage, une salle de bain en haut, une petite cuisine, entrée et une "sortie" de cuisine en bas.
La construction date du début des années 30, c'est une meulière en bas, avec crépi en haut. Il n'y a eu quasiment pas de travaux faits dans la maison depuis l'origine, et certainement rien du tout depuis une quarantaine d'années. C'est fort possible que même la peinture soit d'origine, et c'est sur que la cuisine n'a pas beaucoup changé.
Terrain en état de jungle de 770 m² avec une petite dépendance qui a servi peut-être comme poulailler, et une grande dépendance qui a servi à héberger des pigeons.
Il y a gaz et égouts dans la rue, mais la maison n'y est pas accordé ni à l'un ni à l'autre.
La Maison Squelette
Le plus bizarre, et le plus grand inconvénient, c'est la maison mitoyenne qui est aussi à vendre. C'est un véritable squelette, construit dans les années 60 ou 70, mais jamais terminé. Les fenêtres ont été posées mais il n'y a plus de carreaux. A l'intérieur il n'y a aucune finition : pas de plomberie, pas d'électricité, pas de portes, peinture, revêtement du sol, même pas de cage d'escalier pour accéder à l'étage. La maison a été utilisée pendant très longtemps pour héberger des oiseaux dans de très grandes cages.
Cette maison a été construite pour le fils de la propriétaire de la Cute House ; or, la propriétaire de la Cute House est décédée avant la fin de la construction, et le fils s'installe chez sa mère sans jamais terminer ce projet de maison. Le squelette est laissé donc à l'abandon.
L'Achat
Je passe les détails de misère avec la banque, à part le fait qu'il ne faut jamais acheter une maison en juillet car cela veut dire qu'on va chercher un crédit aux mois d'été, ce qui est en France une très mauvaise idée (même pour un crédit qui doit être facile et sur). Après pas mal d'angoisse, nous avons eu les clés en main le 18 octobre 2011.
D'abord nous avons regardé dans la ville de Meaux, ce qui serait plus pratique et qui nous aurait donné droit au maximum du Prêt à Taux Zéro.
Mais nous avons vu une annonce pour cette maison, que nous avons appelée "La Cute House" parce qu'elle était tellement mignonne dans la photo de l'annonce. Elle s'est situe à 12 km de Meaux, avec un grand jardin. Après une visite, nous étions charmés, mais après nous avons visité une autre maison dans Meaux et nous avons fait une offre pour la maison à Meaux. Or, la propriétaire peu scrupuleux a profité de notre offre pour pouvoir proposer sa maison aux amis de la famille au prix du marché, et elle l'a vendue à eux et non pas nous. Après beaucoup d'excuses de la part de l'agence à Meaux, nous avons accepté que peut-être une autre maison nous attendait.
Pendant un moment nous avons pensé de faire construire notre maison. Mais après avoir regardé les peu de terrains disponibles à la vente (souvent en "deuxième position") et visité les "villages" de constructeurs et surtout après s'être renseignés sur le déroulement (souvent mauvais) de la construction, nous avons pensé éventuellement à l'autoconstruction avec un kit. Cette solution semblait toutefois assez difficile et long à réaliser, et le problème de trouver un bon terrain y était toujours, et surtout les banques ne semblaient pas très favorable à donner des prêts aux autoconstructeurs.
Alors nous sommes retourné voir la Cute House, environ un mois après la première visite. L'agente nous informe qu'elle n'a eu quasiment pas de visites sur cette maison, très peu de personnes s'y intéressent parce qu'il y a autant de travaux. Après cette deuxième visite, nous décidons que, pour nous aussi, c'est trop de travaux. On continue notre recherche.
Après plusieurs visites d'autres maisons, nous sommes toujours deçus : les maisons manquent souvent de charme, et de toute façon elles auraient besoin toutes de travaux, rien que pour les personnaliser à notre goût à nous. Et de toute façon, nous nous rendons compte qu'en fait, nous avons envie de faire des travaux, cela nous donnerait plus l'impression de "faire" notre propre maison.
On retourne voir la Cute House, on prend des mesures, on se renseigne à la Mairie. On découvre que c'est possible de l'agrandir -- et oui, en autoconstruction. Finalement ça semble la meilleure solution : acheter une maison ancienne, faire des travaux, et puis "construire" ensuite nous-même pour l'agrandir. Nous ne pourrions accéder au Prêt à Taux Zéro Plus (PTZ+) que pour 5% du prêt, et cela ferait des mensualités plus important parce qu'il faut rembourser ce 5% en seulement 8 ans. Mais nous nous rendons compte que nous profitons indirectement quand même du PTZ+ : les maisons peu bénéficiantes du PTZ+ sont donc dévalorisées par rapport aux autres maisons ayant de meilleurs pourcentages du PTZ+ ; le prix de la Cute House est par conséquent inférieur à ce qu'il aurait été sans l'existence du PTZ+. Nous faison une offre. Quelques jours plus tard, l'offre est accepté, et nous signons le compromis de vente.
La Cute House : Avantages, Désavantages, Détails
Elle mesure 78 m² au loi Carrez, bien plus au sol. Elle a deux étages plus un sous-sol complet. Quatre pièces principales : deux chambres en haut, une chambre et un salon en bas. Une toilette à chaque étage, une salle de bain en haut, une petite cuisine, entrée et une "sortie" de cuisine en bas.
La construction date du début des années 30, c'est une meulière en bas, avec crépi en haut. Il n'y a eu quasiment pas de travaux faits dans la maison depuis l'origine, et certainement rien du tout depuis une quarantaine d'années. C'est fort possible que même la peinture soit d'origine, et c'est sur que la cuisine n'a pas beaucoup changé.
Terrain en état de jungle de 770 m² avec une petite dépendance qui a servi peut-être comme poulailler, et une grande dépendance qui a servi à héberger des pigeons.
Il y a gaz et égouts dans la rue, mais la maison n'y est pas accordé ni à l'un ni à l'autre.
La Maison Squelette
Le plus bizarre, et le plus grand inconvénient, c'est la maison mitoyenne qui est aussi à vendre. C'est un véritable squelette, construit dans les années 60 ou 70, mais jamais terminé. Les fenêtres ont été posées mais il n'y a plus de carreaux. A l'intérieur il n'y a aucune finition : pas de plomberie, pas d'électricité, pas de portes, peinture, revêtement du sol, même pas de cage d'escalier pour accéder à l'étage. La maison a été utilisée pendant très longtemps pour héberger des oiseaux dans de très grandes cages.
Cette maison a été construite pour le fils de la propriétaire de la Cute House ; or, la propriétaire de la Cute House est décédée avant la fin de la construction, et le fils s'installe chez sa mère sans jamais terminer ce projet de maison. Le squelette est laissé donc à l'abandon.
L'Achat
Je passe les détails de misère avec la banque, à part le fait qu'il ne faut jamais acheter une maison en juillet car cela veut dire qu'on va chercher un crédit aux mois d'été, ce qui est en France une très mauvaise idée (même pour un crédit qui doit être facile et sur). Après pas mal d'angoisse, nous avons eu les clés en main le 18 octobre 2011.
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