dimanche 5 août 2012

Au toit !

Pour profiter du beau temps (mouais) on a prévu comme projet ce mois-ci l'isolation du toit. Nous avons choisi d'isoler par l'extérieur par, euh, manque de place. Surtout ici :

Première étape : enlever les tuiles. Non, au fait, c'est le deuxième étape. La première étape, c'est bien sur, la sécurité ! Alors on s'attache avec des baudriers, mousquetons, sangles.... On protège la tête avec les casques. Protéger les yeux et même la bouche et nez de la poussière serait, nous l'avons vite compris, aussi une bonne idée.

J'avoue que notre expérience en escalade et accrobranche nous a été très très utile dans ce travail. La hauteur ne nous fait pas peur, et on a bien l'habitude des sangles, mousquetons et puis tout simplement les sensations, équilibres et bons placements des pieds et mains. Et on apprécie également l'importance extrêmement rassurante d'être toujours attaché deux fois !

Donc le deuxième étape : enlever les tuiles. Les tuiles ont un ordre. Si on suit l'ordre, les enlever est presque de la rigolade, tellement que ça va vite. L'ordre de nos tuiles est du haut à gauche vers le bas à droite. Mais pour commencer on ne se sentait pas encore prêt d'attaquer les grosses tuiles tout en haut. On a donc commencer un peu en bas pour nous échauffer, et ensuite nous avons recommencer avec la troisième rangée. Il suffit de soulever les tuiles au-dessus et à gauche qui les bloquent. Ce n'est pas facile mais dès que la première est partie les autres vont vite. Pour nous, le système était une personne qui enlève les tuiles, l'autre qui les prend et les empile intelligemment pour pouvoir les recycler après l'isolation. Nous avons constaté que la grande majorité des tuiles étaient en bon état (quoi que bien sales), et nous n'en avons cassé que quelques unes, au début.

Ensuite nous nous sommes retournés pour enlever les deux dernières rangées tout en haut ainsi que les grosses tuiles du pic. Ces dernières étaient scellées ensembles par le ciment. Marteau donc obligatoire pour casser le ciment, les tuiles se font souvent victimes du marteau malheureusement. Sur les 20 grosses tuiles du pic, nous n'avons réussi à épargner que 5. Heureusement cela ne coute que €1,50 la pièce chez Leroy Merlin. Une visite chez LM s'impose ce matin pour le ravitaillement en terre cuite.



Chez nous le plafond à l'étage se trouve à 1,50 m en sous du pic du toit. Cela nous a donc donné, une fois le toit ouvert, un "étage" en plus qui nous sert de base de sécurité pour travailler. Cela sert aussi pour stocker. Alors une fois arrivé à ce stade, nous nous séparons. Une personne travaille toujours sur les tuiles, en les stockant une par une provisoirement sur ce "sol" (en évitant, bien entendu, le plâtre entre les poutres, qui n'est pas du tout solide !), l'autre se met déjà à enlever les lattes qui servent à tenir les tuiles, en bas. Et on avance très, très vite. De temps en temps on collabore pour déplacer les tuiles sur le sol pour les stocker correctement sur les piles.

Comme chez nous notre toit a un côté mitoyen, ce côté-là bénéficie d'une petite surface plate, d'environ la largeur des tuiles, où on peut stocker ces dernières pendant les travaux. Ceci nous permet d'avancer particulièrement vite. Si on devrait descendre toutes les tuiles par terre on pourrait ajouter facilement quelques heures de travail. Pour l'autre côté on sera bien obligé, mais je pense qu'à partir du moment où on ouvre la partie "grenier" on va pouvoir certainement stocker des tuiles dedans, sur des planches posées sur les poutres. Toutefois il va falloir penser à les déplacer avant de fermer l'accès par les planches de bois et l'isolant !








Nous profitons également d'un accès sur le toit depuis un placard de stockage sous les pentes, sur le côté mitoyen.


De l'autre côté il n'existe pas de placard ; nous allons donc faire un trou dans le mur de la salle des bains pour profiter du même genre d'accès, que nous trouvons nous seulement plus pratique mais aussi plus en sécurité qu'un passage strictement par l'échafaudage.


                               avant                                      et                                     après









Ah oui en fait. C'est ça la première étape, l'installation de l'échafaudage. Car même si nous pouvons accéder par l'intérieur, il y a des matériaux (l'échelle du toit et l'isolant notamment) qui ne le peuvent pas. Et puis l'échafaudage est quand même un outil de sécurité, et il a servi également de premier accès avant de pouvoir passer par l'intérieur (car il fallait d'abord enlever les tuiles !). Il servira aussi pour notre dernière sortie, une fois que toutes les tuiles seront enfin placées.

Alors, prochaine étape (j'en suis où ? quatrième il me semble), c'est enlever les liteaux. La plupart de lattes sont, au contraire des tuiles, en mauvais état. Il faut prévoir de remplacer plus que la moitié. La bonne nouvelle est qu'elles se montrent relativement facile à enlever.


Cinquième étape, qui commence alors que le quatrième n'est pas terminé (travaux en parallèle tout à fait possible), c'est enfin d'embarquer sur le neuf ! Youpi ! On ajoute donc des planches de bois pressé directement sur les poutres, en faisant attention d'avoir les longueurs aux intervalles des poutres pour cacher les joints verticales derrière les poutres, sachant que ces planches de bois seront apparentes depuis l'intérieur de la chambre. (Le fameux placard disparaîtra.)

C'est un travail proscrit aux acrophobes, mais c'est aussi peu recommandé aux arachnophobes. Ceci dit je suis tout à fait arachnophobe, même assez extrémiste. Toutefois, avec mes gants je et mon casque je me sens plus en sécurité, et tout compte fait je suis capable de reconnaitre que la chute serait plus mortelle qu'une araignée, et j'ai donc intérêt de me concentrer sur mon travail et de ne pas me soucier des huit-pattes. J'évite les toiles quand je peux, et je préfère travailler de l'extérieur (où il y a moins de toiles) qu'avec mes pieds sur le plancher à l'intérieur dans le grenier. Mais je note quand même que cette expérience est une thérapie énorme pour mon arachnophobie, et je suis satisfaite du progrès que je réalise.

Toutefois, il ne faut pas espérer des miracles dès le premier jour. Quand j'enlève une tuile et je trouve celle-là cachée en sous, avec ses six centimètres de diamètre, je suis prête à clôturer la journée.


 
En fin de cette première journée, on constate que l'isolation du toit par l'extérieur, c'est un travail amusant mais franchement salissant !

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