Première étape : enlever les tuiles. Non, au fait, c'est le deuxième étape. La première étape, c'est bien sur, la sécurité ! Alors on s'attache avec des baudriers, mousquetons, sangles.... On protège la tête avec les casques. Protéger les yeux et même la bouche et nez de la poussière serait, nous l'avons vite compris, aussi une bonne idée.
J'avoue que notre expérience en escalade et accrobranche nous a été très très utile dans ce travail. La hauteur ne nous fait pas peur, et on a bien l'habitude des sangles, mousquetons et puis tout simplement les sensations, équilibres et bons placements des pieds et mains. Et on apprécie également l'importance extrêmement rassurante d'être toujours attaché deux fois !
Donc le deuxième étape : enlever les tuiles. Les tuiles ont un ordre. Si on suit l'ordre, les enlever est presque de la rigolade, tellement que ça va vite. L'ordre de nos tuiles est du haut à gauche vers le bas à droite. Mais pour commencer on ne se sentait pas encore prêt d'attaquer les grosses tuiles tout en haut. On a donc commencer un peu en bas pour nous échauffer, et ensuite nous avons recommencer avec la troisième rangée. Il suffit de soulever les tuiles au-dessus et à gauche qui les bloquent. Ce n'est pas facile mais dès que la première est partie les autres vont vite. Pour nous, le système était une personne qui enlève les tuiles, l'autre qui les prend et les empile intelligemment pour pouvoir les recycler après l'isolation. Nous avons constaté que la grande majorité des tuiles étaient en bon état (quoi que bien sales), et nous n'en avons cassé que quelques unes, au début.
Chez nous le plafond à l'étage se trouve à 1,50 m en sous du pic du toit. Cela nous a donc donné, une fois le toit ouvert, un "étage" en plus qui nous sert de base de sécurité pour travailler. Cela sert aussi pour stocker. Alors une fois arrivé à ce stade, nous nous séparons. Une personne travaille toujours sur les tuiles, en les stockant une par une provisoirement sur ce "sol" (en évitant, bien entendu, le plâtre entre les poutres, qui n'est pas du tout solide !), l'autre se met déjà à enlever les lattes qui servent à tenir les tuiles, en bas. Et on avance très, très vite. De temps en temps on collabore pour déplacer les tuiles sur le sol pour les stocker correctement sur les piles.
Nous profitons également d'un accès sur le toit depuis un placard de stockage sous les pentes, sur le côté mitoyen.
De l'autre côté il n'existe pas de placard ; nous allons donc faire un trou dans le mur de la salle des bains pour profiter du même genre d'accès, que nous trouvons nous seulement plus pratique mais aussi plus en sécurité qu'un passage strictement par l'échafaudage.
avant et après
Cinquième étape, qui commence alors que le quatrième n'est pas terminé (travaux en parallèle tout à fait possible), c'est enfin d'embarquer sur le neuf ! Youpi ! On ajoute donc des planches de bois pressé directement sur les poutres, en faisant attention d'avoir les longueurs aux intervalles des poutres pour cacher les joints verticales derrière les poutres, sachant que ces planches de bois seront apparentes depuis l'intérieur de la chambre. (Le fameux placard disparaîtra.)
Toutefois, il ne faut pas espérer des miracles dès le premier jour. Quand j'enlève une tuile et je trouve celle-là cachée en sous, avec ses six centimètres de diamètre, je suis prête à clôturer la journée.
En fin de cette première journée, on constate que l'isolation du toit par l'extérieur, c'est un travail amusant mais franchement salissant !
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